Chassez le naturel... chassez le naturel
Carnet mondain: spécial journée contre le sida
Visitée dans sa maison de retraite-au-Canada
Bilan mitigé pour la canicule de Juillet puisqu'une fois encore elle a épargné Line Renaud. Comme chaque année, la fringante chanteuse essaie, au profit de la lutte contre le sida, de me refourguer un de ses anciens stérilets (voir en bas à droite de l'image).
Je rajoute ici deux croquis de l'époque où ils ont pu servir. C'est en noir et blanc. Forcément.
Carnet mondain: mes rencontres pipoles
Carnet mondain: mes rencontres pipoles
Aperçue au fond d'une cave désaffectée de Saint-Germain-des-prés
Juliette Gréco qui, en agitant les mains dans tous les sens, me dit "Ouais" [wèèèèèèèèèèèèè] dans un grand feulement arthritique à sa façon. Après Belphégor, C'est le Retour de la momie.
(Il faut cliquer sur l'image pour la voir plus en détail)
Plagiat
J'emprunte à mon amie Virginie cette riche et originale rubrique: "le bouquin du moment". Ca veut bien dire ce que ça veut dire. Juste un mot en plus pour attirer l'attention sur cette image, tirée de la Ligne générale d'Eisenstein, un film de propagande sur la collectivisation agricole en URSS... Ca a pas l'air très excitant dit comme ça mais c'est très authentiquement génial. En tout cas moi j'adore: pour admirer une galerie de portraits de paysans avec des vraies "gueules", des vaches et des dindes filmées comme Greta Garbo, et pour pousser des cris d'enthousiasme en regardant fonctionner une écremeuse ou un tracteur...
Carnet mondain: mes rencontres pipoles
Carnet mondain: mes rencontres pipoles
En me baladant sur internet, j'ai obervé que tout le monde écrit tout le temps "lol". Moi, je ne sais pas ce que ça veut dire "lol". Alors je suis allé voir Marguerite Duras, parce que généralement quand on lit un truc auquel on comprend rien, c'est du Duras. Et en effet, Marguerite m'a éclairé: "Leur plus grande douleur et leur plus grande joie confondues jusque dans leur définition devenue unique mais innommable faute d'un mot. J'aime à croire, comme je l'aime, que si Lol est silencieuse dans la vie c'est qu'elle a cru, l'espace d'un éclair, que ce mot pouvait exister. Faute de son existence, elle se tait. C'aurait été un mot-absence, un mot-trou, creusé en son centre d'un trou, de ce trou où tous les autres mots auraient été enterrés. On n'aurait pas pu le dire mais on aurait pu le faire résonner. Immense, sans fin, un gong vide, il aurait retenu ceux qui voulaient partir, il les aurait convaincus de l'impossible, il les aurait assourdis à tout autre vocable que lui-même, en une fois il les aurait nommés, eux, l'avenir et l'instant. Manquant, ce mot, il gâche tous le autres, les contamine, c'est aussi le chien mort de la plage en plein midi, ce trou de chair." (Le Ravissement de Lol V Stein, 1964). Lumineux, non? Après, Margot a commandé trois autres whisky, mais c'est pas écrit dans le bouquin.



