13 novembre 2006

D'autres dessins

Un choix de poèmes sur le thème du bestiaire, illustrés en noir et blanc sur un mode graphique et ornemental.

paon

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12 novembre 2006

Vient de paraître

BD_couv

    Aux éditions Petit à Petit, un collectif BD auquel j'ai participé. Voici quelques extraits:

BD1

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Passez-moi l'expression: des noms d'oiseaux

Bayer_aux_corneilles

BAYER AUX CORNEILLES

    Bayer aux corneilles ne signifie pas nécessairement s'ennuyer au théâtre; le sens exact est "regarder en l'air d'un air niais, perdre son temps, faire le badaud". Bayer, c'est avoir la bouche bée d'étonnement. Quand à la corneille elle était autrefois considérée comme le gibier le plus insignifiant qui soit (les fauconniers disaient jadis "voler pour corneille" pour "chasser un gibier sans valeur". C'est vrai que c'est pas farouche une corneille). Bayer aux corneilles, c'est donc ouvrir niaisement la bouche, éperdu d'admiration, plongé dans de profondes réflexions métaphysiques, tempête sous un crâne, en contemplant un chose aussi insignifiante que la corneille l'est pour le chasseur. C'est, autrement dit, "regarder les mouches voler".

    Par confusion on écrit souvent "bâiller aux corneilles": avoir un bâillement, ouvrir la bouche par sommeil ou par ennui... Bâiller, quoi, comme vous êtes vraisemblablement en train de le faire suite à cette fastidieuse lecture. "Autant bâiller aux corneilles que de se nourrir de toutes les turpitudes quotidiennes qui sont la pâture des imbeciles" (Flaubert, Correspondance). "Allons, vous! Vous rêvez et bâillez aux corneilles; / Jour de Dieu! Je saurai vous frotter les oreilles!" (Molière, Tartuffe, 1664 comme la bière).

    Autrefois on employait également l'expression "y aller de cul et de tête comme une corneille qui abat des noix". C'était le bon temps. Cela voulait dire s'agiter, s'employer à quelque chose avec un empressement irréfléchi et maladroit comme la corneille qui, friande de noix, s'accroche du bec et des griffes pour secouer les branches du noyer. "Et si faisoit du cul et de la pointe comme une corneille qui abat des noix" (B. Desperiez, Contes).

    On appelait enfin "corneille d'Esope" ou "corneille de la fable" un auteur qui faisait un ouvrage composé de morceaux pris chez d'autres, une personne qui se pare de ce qui ne lui appartient pas, par allusion au fabuliste grec Esope qui, selon une légende malveillante, n'aurait écrit aucune de ses fables (ou comme moi qui fais le crâneur alors que j'ai piqué toutes ces doctes explications dans des bouquins érudits dont je ferai la liste une fois prochaine).

    Voilà, vous pouvez aller en récré.

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Qui aurait pu croire?

    Pour moi l'ancestral, pour moi qui vais encore plumer les oies afin d'écrire ma correspondance, que j'envoie par pigeon voyageur (mais les pigeons, c'est une autre histoire, que je vous montrerai plus tard...) pour moi c'est un exploit: ça y est, j'ai réussi l'improbable, je vais pouvoir mettre mes images sur internet! Vive Samuel Morse! Je commence donc avec ce premier album, bientôt dans les bacs: une série d'illustrations sur un troupeau de moutons sagaces et pragmatiques...

    L'histoire est un peu une arlésienne: le texte est en cours d'écriture depuis si longtemps qu'on risque bien de ne jamais le voir. Aussi, si d'aventure quelqu'un s'égare sur ces pages et que l'inspiration l'assaille, qu'il n'hésite pas à me contacter! Et, puisqu'on se laisse aller à rêver... Ami éditeur que la providence aurait conduit ici, sache que ces sympathiques bestioles n'attendent que toi.

avalanche2

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Mais au fait, c'est quoi l'ergastule?

    C'est d'abord un mot très amusant qui ressemble à une formule magique en tchèque médiéval. Mais c'est également LE mot à placer lorsqu'une bonne occasion de briller en société se présente: l'ergastule, c'est le nom que l'on donnait dans l'Antiquité à la prison souterraine où l'on enfermait les gladiateurs et les victimes des jeux du cirque avant qu'ils entrent sur l'arène pour y mourir en grande pompe.
  Un peu comme mes dessins, qui vont devoir se contenter un moment de l'obscurité froide et anonyme de ces pages avant que, peut-être, un heureux hasard les propulse sur la scène éditoriale. Les pauvres images pourront alors y être éreintées par les critiques, dévorées par ces grands fauves assoiffé de sang que sont les directeurs artistiques... Vae victis.

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QUI SUIS-JE?

Moi, ma vie, mon oeuvre et ma gueule...

Ma_gueule

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