Feu1Feu3Feu2Je profite de cette tribune de libre expression pour raconter mon week-end de la Toussaint; je sais bien que ça n'intéresse pas grand-monde, mais comme justement il n'y a pas grand-monde pour venir le lire, ce n'est pas grave. Je suis donc allé passer trois jours chez mes parents à la campagne, près d'Autun, au coeur de la Bourgogne, c'est-à-dire très exactement nulle part. Pour être franc, c'est pas folichon un week-end de Toussaint en Bourgogne. Sauf cette fois, car, vous allez le voir, j'avais rendez-vous avec l'histoire, avec un grand hache. Au terme d'une longue journée de canapé, je m'apprêtais à aller me coucher, faute d'avoir mieux à faire (nous sommes dans le Morvan fin octobre...), lorsque, pris d'un besoin naturel et pressant, je sortis afin de le satisfaire en pleine nature, ce qui est somme toute le plus grand plaisir que la campagne puisse nous offrir. Mais là, stupeur, effroi: j'aperçus une lueur rougeoyante, inhabituelle, qui empourprait de menaces le paisible ciel rural. N'écoutant que mon courage (qui n'était pas des plus bavards), je cours, je vole dans sa direction et j'arrive, en même temps que les pompiers, devant un incendie magistral. Revanche de la nature? Châtiment divin? Non, messieurs, non mesdames... CRIME. C'était en effet la septième grange qui brûlait en deux mois, dans un rayon de 20 km², et toujours dans des conditions analogues... Les experts de l'identification, la police scientifique sont venus sur les lieux. L'enquête de gendarmerie suit son cours.
C'est vrai qu'elle a l'air toute nulle comme ça mon histoire. Mais pour le paysan, c'est des années de travail qui partent en fumée: 700 meules de foin, 4 tracteurs, 1 grange et, le plus sordide, 7 vaches et un taureau qu'il n'a pas eu le temps de faire sortir et qui ont prématurément fini leurs jours sous forme de méchoui. A la mémoire de ces victimes innocentes, je vous propose d'observer une minute de silence devant leur portrait (extrait d'un projet en cours de réalisation).

La_vacheLe_taureau